jeudi 13 juillet 2017

Budget : le coup de gueule du chef d'état-major contre les économies à la Défense

Pierre de Villiers

Le timing est dangereux. Le gouvernement a annoncé les coupes budgétaires qu'il souhaitait faire dans l'avenir. Et pour 2017, le ministère de la Défense devra se serrer la ceinture à hauteur de 850 millions d'euros, comme l'a annoncé Bercy, le 11 juillet dernier, soit trois jours avant le défilé militaire de la fête nationale

De quoi faire bondir le chef d'état-major. Lui qui avait accepté d'être renouvelé un an supplémentaire à son poste à condition d'obtenir des moyens suffisantsCette coupe budgétaire est donc vécue comme un coup de poignard. "Je ne vais pas me faire b... comme ça", se serait emporté Pierre de Villiers, rapporteChallengescitant des "sources concordantes". "Il a tapé du poing sur la table, et pas seulement au sens figuré", rapporte encore le média. Il menace d'ailleurs de démissionner, à deux jours du 14 juillet...

"Le grand écart entre les objectifs assignés à nos forces et les moyens alloués n'est plus tenable (...) On a déjà tout donné", a-t-il défendu lors de cette réunion à huis clos. Pierre de Villiers milite, lui, pour un budget assigné à la Défense de 34,8 milliards d'euros dès 2018, soit plus de 2 milliards d'augmentation. Il aurait été applaudi par l'ensemble des personnes présentes, toujours selon Challenges.

Lors de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait pourtant promis de porter le budget de la Défense à 2% du PIB d'ici 2025.

L'armée française est particulièrement sous pression depuis les attentats de janvier 2015 et la mise en place de l'opération Sentinelle, ainsi que les opérations extérieures dans lesquelles la France s'est engagée (Sahel et Levant).

Par Cécile de Cèze le 13/07/2017

RTL