lundi 27 mars 2017

« Cabinet noir » : plus grave qu’on ne peut l’imaginer ?

Fillon cabinet noir


Par Gabriel Robin, SG du CLIC le 26/03/2017

Les hauts responsables politiques de la Ve République ont-ils déjà eu recours aux services de policiers qui étaient leurs affidés, de « cabinets noirs » et autres cadres des renseignements généraux pour espionner ou déstabiliser leurs adversaires politiques ? Évidemment, la réponse est oui.

Le procédé n’est pas nouveau. Si la droite est loin d’être exempte de reproches en la matière – les réseaux Pasqua étaient notamment spécialistes des barbouzeries -, la gauche y excelle. Sous le règne du monarque républicain qu’était François Mitterrand, ces méthodes étaient usuelles. Le Louis XI socialiste écoutait même aux portes des actrices sur lesquelles il fantasmait…

Bienvenue Place BeauveauPolice : les secrets inavouables d’un quinquennat ne surprendra donc que les plus naïfs, ou ceux qui ont cru, à tort, ces pratiques disparues. Écrit par Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé, tous trois journalistes au Canard enchaîné, l’ouvrage comprend néanmoins quelques morceaux d’anthologie qui, à eux seuls, justifient son achat. On se surprend même, parfois, à rire de bon cœur

Ainsi, les journalistes narrent une anecdote drolatique qui se serait produite le 6 avril 2014, impliquant François Hollande, Julie Gayet, une caméra de vidéosurveillance et un buisson duquel les amants seraient sortis précipitamment

Un détail en comparaison des faits graves qui sont rapportés dans le livre. Au cœur d’un cyclone d’affaires, François Fillon a cru bon se prévaloir du livre pour prétendre avoir été victime d’un complot directement fomenté par l’Élysée, lors de son passage à « L’Émission politique » sur France 2. Des accusations graves que rien ne permet de prouver aujourd’hui, même si tout porte à croire qu’il y plus qu’un fond de vérité. Une chose est sûre : François Fillon sait très bien de quoi il parle.

Rafraîchissons-lui la mémoire : ne fut-il pas le premier à solliciter les services de ce « cabinet noir » en demandant à Jean-Pierre Jouyet, rouage essentiel du système, d’accélérer les procédures judiciaires qui visaient Nicolas Sarkozy ?

D’ailleurs, personne n’a été épargné par François Hollande, petit manœuvrier qui crut pouvoir se représenter en détruisant toutes les personnalités susceptibles de lui faire de l’ombre, y compris dans son propre camp. Manuel Valls et son entourage ont, par exemple, été les victimes de tentatives de déstabilisation. Quant à Benoît Hamon, il a si peur qu’il se sent obligé de discuter avec ses proches à l’aide de messageries cryptées… Drôle d’ambiance dans la République des Bisounours. Le Président des bisous serait-il le Président des coups tordus ? La question ne se pose plus. Il faut dire que l’Élysée savait pouvoir compter sur de fidèles soutiens dans la police Les journalistes le disent clairement dans Bienvenue Place Beauvau :

« Les policiers sont attirés par les lumières des temples franc-maçons telles des lucioles par les lanternes. »

La franc-maçonnerie ne pose pas de problèmes, sauf quand l’avancement dans un corps de la fonction publique est conditionné à son appartenance. C’est malheureusement trop souvent le cas.

De son côté, Emmanuel Macron semble comme protégé. Rien ne l’atteint. Pas un papier vraiment méchant. Pas une seule boule puante. Je ne crois toutefois pas à un complot en bonne et due forme. Simplement, des amis ont tout intérêt à s’entraider pour essayer de conserver le pouvoir par tous les moyens. Et pour y faire quoi ? Encore une fois, pour qui sait lire entre les lignes, Bienvenue Place Beauveau y répond : poursuivre la politique laxiste qui retient la Cocotte-Minute des « quartiers » d’exploser ! En effet, on apprend qu’en Seine-Saint-Denis, le trafic de drogues n’est plus une « économie souterraine » mais bien un commerce organisé et partiellement autorisé, rapportant la bagatelle d’un milliard d’euros par an au département ! Une partie du trafic autorisé, sous le nom d’« opération Janissaire », aurait même pu servir à financer des terroristes islamistes…

Une ripouxblique vraiment exemplaire que celle de Moi Président.

Le vin français menacé par Bruxelles

Flamme large

Communiqué de Presse du Front National du 27/03/2017

Samedi dernier, des milliers de vignerons ont manifesté à Narbonne dans l’indifférence des médias pour dénoncer les ravages de la politique de l’Union européenne qui les expose à une concurrence internationale déloyale, essentiellement intra-européenne, et participe à la tromperie des consommateurs.

En effet, non seulement les viticulteurs français doivent subir la concurrence de certains vins espagnols et italiens bas de gamme, soumis à des normes environnementales beaucoup moins exigeantes que les nôtres et produits grâce à une main d’œuvre peu chère, mais de surcroît ces vins importés sont vendus dans nos propres supermarchés sous les apparences de vins français.

Ainsi dans le Gard, par exemple, 25% de la production de vin ne parvient plus à s’écouler, avec les conséquences que l’on sait sur les prix et donc sur la rentabilité des exploitations viticoles.

Cette situation est évidemment intolérable. Le vin n’est pas seulement une force pour l’économie française, c’est aussi une part de notre patrimoine gastronomique et culturel

Pour cette double raison, il est impératif de protéger nos vignerons et de rétablir les conditions d’un commerce loyal.

Là encore, la nécessité de remettre en cause l’Union européenne apparaît. L’étiquetage ne doit plus laisser aucun doute quant à l’origine des produits et les importations en provenance de pays qui ne respectent pas les mêmes normes sociales et environnementales doivent pouvoir être compensées par des droits de douane ciblés et modulés.

Front National

Présidentielle : l'erreur de Macron qui fait de la Guyane «une île»

Macron prière

Est-ce la fatigue de son déplacement à La Réunion ou le fait d'être justement sur une île au moment de sa déclaration ? Toujours est-il qu'Emmanuel Macron s'est fendu d'une petite bourde ce dimanche alors qu'il réagissait depuis un marché de Saint-Denis au mouvement social qui paralyse actuellement la Guyane, autre territoire ultra-marin.

«Ce qu'il se passe en Guyane depuis plusieurs jours est grave, explique le candidat d'En Marche !, dans une vidéo diffusée dimanche par le 19.45 de M6. C'est grave en raison des débordements. Mon premier mot est celui d'un appel au calme parce que bloquer les pistes d'un aéroport, bloquer les décollages, et parfois même bloquer le fonctionnement de l'île ne peut être une réponse apportée à la situation.»

Une erreur de géographie, car contrairement à La Réunion, la Martinique ou la Guadeloupe, la Guyane n'est pas une île, mais un territoire français situé sur le continent américain et qui partage des frontières avec le Surinam et le Brésil. Comme le montre la carte ci-dessous.

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Le 26/03/2017 avec AFP

Le Parisien

Philippe de Villiers pense à s'afficher aux côtés de Marine Le Pen

De Villiers

Démentant une information de RTL, qui évoque sa mise en retrait vis-à-vis de la candidate frontiste, le fondateur du Mouvement pour la France répète qu'elle dispose d'une «carrure présidentielle».

Alors que Marine Le Pen participe, lundi soir, à une réunion publique aux Sables d'Olonne, Philippe de Villiers explique au Figaro qu'il ne peut s'y rendre à cause d'un agenda le retenant à Tolède en Espagne. Contrairement à ce qui avait été annoncé sur RTL plus tôt dans la journée, l'ancien président du conseil général de Vendée n'exclut pas de s'exposer avec Marine Le Pen durant la campagne.

«Elle a la carrure présidentielle, a-t-il répété lundi, en notant que la rencontre des Sables d'Olonne était une réunion publique à laquelle Marine Le Pen ne lui avait pas demandé de participer. «Si je devais participer un jour à l'un des ces meetings, cela aurait probablement une autre ampleur et une autre allure» a confié l'ancien secrétaire d'Etat à la Culture.

Soulignant également le fait qu'il «n'a pas l'habitude de faire des allers-retours», Philippe de Villiers ajoute: «Aujourd'hui, il y a un danger mortel pour notre pays, gravement menacé, tant du point de vue de son identité, que de sa souveraineté

Concernant la rencontre entre Marine Le Pen et Vladimir Poutine à Moscou la semaine dernière, l'ex-député européen juge l'acte «courageux et bienvenu» de leur part. «Ils appartiennent tous les deux à un monde nouveau. 

Ce n'est pas celui de Fillon et de Macron, européiste et mondialiste» a-t-il dénoncé, avant d'ironiser sur le deuxième tour de la présidentielle où les deux hommes se parleront, selon lui, pour «tourner en rond».

En revanche, le créateur du Puy du Fou vante le «nouveau monde» défendu par le président russe et la candidate frontiste. Pour lui, cette vision est une garantie de protection pour «les chrétiens d'Orient, les nations, les Etats et des frontières».

Par Emmanuel Galiero le 27/03/2017

Le Figaro

Guyane : stop à l’abandon !

Guyane conflit social 2017

Par Marine Le Pen le 27/03/2017

Aujourd’hui, les Guyanais se font enfin entendre parce que leurs protestations deviennent si fortes que le gouvernement et les partis politiques ne peuvent plus faire la sourde oreille. Le mépris de la caste pour l’Outre-mer est affligeant. Le dernier exemple est bien sûr la méprise de M. Macron qui a qualifié la Guyane d’« île »… C’est pourtant en Guyane que la France trouve sa plus longue frontière terrestre, celle qui sépare notre pays du Brésil.

Pour ma part, j’ai toujours cultivé un vif intérêt pour l’Outre-mer et j’ai développé un véritable projet pour ces territoires. Je me suis rendue en Guyane en décembre dernier. J’ai échangé avec de nombreux Guyanais, dont le maire de Saint-Laurent-du-Maroni. J’ai vu les problèmes qui se posaient en Guyane et, je dois le dire, je ne suis pas étonnée qu’il y ait une révolte face à l’inaction et au mépris du gouvernement. La ministre des Outre-mer n’ose même pas se rendre sur place !

Pour ma part, j’ai proposé dès le début de la campagne un livret spécifique pour l’Outre-mer dans mon projet. C’est même le premier livret thématique que j’ai tenu à publier.

J’y développe ma vision et mes solutions pour améliorer la sécurité, en particulier en luttant contre l’immigration clandestine. En Guyane, voici les mesures que je prendrai sitôt élue : augmentation des effectifs de la Police aux Frontières de 50 %, doublement des effectifs du 3ème R.E.I. et de la Gendarmerie nationale, mise en place de moyens adaptés et supplémentaires d’intervention le long des cours d’eau afin de faire respecter la frontière de la France au contact du Brésil et du Surinam notamment, action diplomatique énergique à destination du Brésil et du Surinam afin de multiplier les coopérations en matière de lutte contre les trafics et afin d’envoyer un signal sans ambiguïté de maîtrise complète des flux migratoires.

En matière économique, pour rendre parfaitement identifiables les potentialités de nos territoires, et elles sont immenses, je regrouperai tous les dispositifs qui ont existé (lois Pons, Perben et Girardin, ZFA, LODEOM) dans des Zones Ultra-Marines Françaises d’Investissement Prioritaire (ZUFIP). La création de ces zones s’accompagnera :

de la nomination d’un haut-commissaire à la coopération économique nommé par Bercy et susceptible d’être issu du monde de l’entreprise ;
de la création d’une Agence Pour les Investissements Privilégiés d’Outre-Mer (APIPOM) chargée d’assurer depuis la Métropole la promotion de l’arsenal législatif et fiscal des ZUFIP et le suivi des projets réalisés auprès des investisseurs.

Ainsi, l’État stratège jouera de nouveau son rôle pour protéger et développer les potentialités de l’Outre-mer, avec une politique cohérente, suivie, efficace et de long terme.

Je développerai ainsi l’économie de la mer et celle de l’espace, qui est si importante en Guyane.
 
Je réformerai l’octroi de mer pour éviter qu’il conduise à un renchérissement de la vie quotidienne. En particulier, je veux :

– introduire une modulation de l’octroi de mer en fonction de la provenance des produits afin de rétablir une continuité entre l’économie de la Métropole et de l’Outre-Mer, en distinguant a minima la provenance des produits selon qu’ils viennent de pays membres de l’Union Européenne ou pas. Idéalement, nous souhaitons étudier la mise en œuvre d’un octroi de mer qui distingue d’un côté métropole et Outre-Mer et de l’autre le reste du monde.
allouer les revenus de l’octroi de mer au soutien des politiques publiques de l’État stratège et des collectivités locales qui ont le maximum d’effets de leviers sur le développement économique

– organiser un comité de pilotage local dans chaque territoire, composé :
• des représentants des pouvoirs locaux ;
• des représentants de l’État ;
• d’un directeur des investissements appartenant au ministère d’État de l’Outre-Mer et de la Mer.

Cette autorité aurait également pouvoir d’agrément dans les ZUFIP de manière à coordonner les investissements privés et les politiques publiques, et à procéder aux évaluations régulières des dispositifs.

Les aides perçues par l’Outre-Mer au titre du budget national et/ou européen qui sont essentielles dans l’immédiat doivent être sanctuarisées. Elles ont vocation à évoluer de manière progressive vers un accord commercial destiné à revaloriser la part des grandes filières agricoles (banane, rhum, sucre essentiellement) de l’Outre-Mer dans le marché économique de l’Europe des Nations et ainsi protéger leur existence de la concurrence agressive des pays tiers.

Enfin, la réforme du système scolaire que je veux mener permettra de rendre aux jeunes des territoires d’Outre-mer des perspectives d’avenir concrètes pour construire leur vie dans le territoire où ils veulent vivre.
Le projet que je propose pour l’Outre-mer vise à cesser de mettre ces territoires aux marges de la République. Il sera porté par un ministère d’État chargé de la Mer et de l’Outre-mer.

Le mépris actuel doit cesser. Certains présidents, comme Jacques Chirac, avaient développé un lien charnel et attentif avec l’Outre-mer : je veux renouer avec cette manière de faire.

Carnet d'Espérances

dimanche 26 mars 2017

Lille : Martine Aubry dépassée par les trafics de drogue

Aubry

Ce vendredi 24 mars, trois personnes ont été blessées par balles dans le sud de Lille dans un règlement de comptes. Selon la mairie de la ville, il s'agit de la quatrième affaire d'agressions par armes à feu en moins d'un mois sur fond de trafics de stupéfiants”. Probablement à bout, la maire PS de Lille, Martine Aubry appelle à l'aide le Premier ministre Bernard Cazeneuve ce samedi 25 mars.

Une plaque tournante du trafic d'héroïne en France

Dans cette lettre rendue publique, Martine Aubry relate à Bernard Cazeneuve la situation d'insécurité à Lille. Elle lui rappelle aussi qu'en septembre 2015, alors qu'il était ministre de l'Intérieur, il avait annoncé l'affection de deux compagnies de CRS pour la métropole lilloise. Ces dernières ont dû finalement quitter les lieux en raison de l'attentat du 13 novembre, puis du démantèlement de la “Jungle” de Calais.

Les conséquences de ce retrait n'ont pas manqué de se faire sentir rapidement : les réseaux se sont réactivés immédiatement et les trafiquants ont aussitôt réoccupé le terrain, indique la maire de Lille. Depuis lors, la situation se dégrade peu à peu, déplore-t-elle, demandant ainsi le retour de ces compagnies dans sa métropole. Pour elle, la présence de policiers sur le terrain est le plus sûr moyen d’endiguer le développement” des trafics. À cause notamment de sa proximité avec la Belgique et les Pays-Bas, Lille est considérée par les services de police comme une plaque tournante du trafic d'héroïne en France.  

Le 26/03/2017

Valeurs actuelles

Tout Macron en deux mesures

Macron clown

Le candidat le mieux placé pour réussir la grande synthèse, tant rêvée depuis si longtemps par nos « élites », de la gauche d’affaires et de la droite d’argent – vous aurez reconnu naturellement le vrai dauphin de François Hollande, Emmanuel Macron –  ce candidat donc vient de dévoiler une mesure qui en dit long sur sa proximité avec les Français « de base » : augmenter le prix actuel du paquet de cigarettes de 40% pour que soit atteinte la barre psychologique et dissuasive des 10 euros.

Taxons le tabagisme, exonérons l’affairisme !

Rappelons que le prix de ce paquet a déjà augmenté de façon exponentielle ces dernières années, de l’équivalent de 1,5 euro en 1990 à 7 euros actuellement. Pour Emmanuel Macron ce n’était manifestement pas encore assez, et c’est plein d’une ardeur « écolo-sanito-citoyenne » qu’il veut priver les consommateurs de leur tabac quotidien. Nous reconnaissons ignorer si M. Macron est fumeur ou non, mais si oui, on peut penser que la barre des 10 euros le paquet n’aura pas d’effet dissuasif pour lui. Clairement, cette mesure pénalise les plus modestes, sous prétexte de lutter contre le cancer. On peut même dire qu’elle participe de cette mentalité – aujourd’hui dominante – de culpabilisation et d’infantilisation des Françaises et des Français, traités, dans tous les domaines, comme des enfants incultes et désobéissants, dont on doit faire le bonheur malgré eux.

Dans le même tempset le même programme – le candidat préféré du Medef, des grands patrons de gauche et des médias que ceux-ci possèdent clame haut et fort son intention de supprimer – ô symbole – l’ISF pour lui substituer un « impôt sur la fortune immobilière » : clairement là encore, on taxe la propriété des familles françaises dans ce qu’elle a de plus traditionnel et patrimonial, mais on épargne les fruits abondants – pour certains – des revenus financiers et boursiers, de « stock options » en « parachutes dorés », sans oublier bien sûr les salaires « de base » parfois vertigineux, souvent très confortables, de toute une classe de « super-décideurs ».

Nous ne prétendons évidemment pas ramener l’ensemble du programme d’Emmanuel Macron à ces deux propositions. Mais enfin l’opposition de celles-ci est « parlante »…

Encore une fois, dis-moi qui tu lèses et qui tu épargnes, et je te dirai quel candidat tu es…

Par epolitic le 24/03/2017

FN législatives 2017

En Guyane, les habitants se sentent abandonnés par la République

Guyane conflit social

C'est un climat de révolte qui s'installe en Guyane.

Le plus grand département français d'Outre-mer est en proie à plusieurs mouvements sociaux d'ampleur depuis une semaineLes écoles, l'université, le port de commerce, les administrations et certains commerces sont fermés depuis jeudi. Les syndicats à l'unanimité, sauf un, appellent à la grève générale dès lundi. Air France et Air Caraïbes ont également annoncé qu'ils annulaient leurs vols vers la Guyane

D'anciens hauts fonctionnaires, qui "n'ont rien fait" pour la Guyane. 

Et l'envoi d'une mission interministérielle sur place, samedi, n'a pas calmé les esprits. Bien au contraire, car les Guyanais ne veulent pas négocier avec elle. Ce qu'ils souhaitent, c'est traiter directement avec les ministres concernés, et pourquoi pas Bernard Cazeneuve en personne. Mickaël, membre d'un collectif pour une police plus forte, ne reconnaît aucune légitimité aux envoyés du gouvernement. "On ne les recevra pas. Pour la simple et bonne raison que ce sont d'anciens hauts fonctionnaires qui ont travaillé en Guyane. Ces personnes argumentent en disant qu'elles aiment la Guyane, et qu'elles connaissent la réalité du terrain. Mais pendant qu'elles étaient en place, et qu'elles avaient le pouvoir de faire des choses, elles n'ont rien fait. Comment pourraient-elles aujourd'hui nous apporter les solutions ?", peste ce militant.

"Des demandes basiques"

Insécurité croissante, infrastructure délabrée… La plupart des Guyanais se sentent oubliés par la République. Valérie Vanoukia, présidente du syndicat des petites entreprises, voit là une réalité qui tranche avec ce que l'on connaît de la Guyane. "Nous voulons que, sur un territoire où, tous les quinze jours, des fusées partent pour que des dizaines de milliers de personnes utilisent Internet, nous ayons nous-même accès à la téléphonie. Ce sont des demandes basiques", assure-t-elle. Un collectif, nommé "Pour que la Guyane décolle" (en référence aux lancements de fusées), est en train de se créer.

Les candidats s'en saisissent

Dimanche, plusieurs candidats à la présidentielle ont commenté la situationJean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, a adressé dimanche à Rennes un "immense salut de solidaritéà la Guyane. Marine Le Pen a dénoncé depuis son meeting à Lille le "service cruellement minimum" des gouvernements successifs dans le plus grand département de FranceEmmanuel Macron, candidat d'En Marche !, appelle pour sa part à "revenir à la raison et au calme". "Bloquer les aéroports, bloquer la ville, ce n'est pas acceptable", a déclaré l'ancien ministre en marge d'une visite à La Réunion. Quant à Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout La France, il a pointé "la démission de l'Etat".

Par Jean-Sébastien Soldaïni, édité par A.H. le 26/03/2017

60 ans du Traité de Rome : quand les européistes font la fête sur le pont du Titanic….

UE drapeau floue
Communiqué de la Délégation FN-RBM au Parlement européen du 25/03/2017

En célébrant hier avec faste les 60 ans du Traité de Rome, les fédéralistes européens font preuve de la pire des indécences.

Indécence à l’égard des peuples soumis à l’austérité consécutive à l’imposition de l’euro monnaie unique.

Indécence à l’égard des agriculteurs, des industries et des travailleurs ruinées par le libre-échange absolu défendu par Bruxelles.

Indécence à l’égard des peuples européens qui doivent subir la submersion migratoire, le terrorisme et l’islamisation.

Alors que les peuples européens se ressaisissent, de Londres à Budapest en passant bientôt par Paris, les festivités européistes ressemblent aux dernières notes de l’orchestre du Titanic

FN-ENL