dimanche 30 avril 2017

Ralliement de Nicolas Dupont-Aignan : un geste digne du général de Gaulle

Drapeaux France


Par Bertrand Dunouau le 30/04/2017

Ce vendredi 28 avril 2017, la France et notre République démocratique ont vécu un tournant historique, et cela grâce à votre courage, Monsieur Dupont-Aignan. Vous avez déclaré publiquement, pendant le journal de France 2, que vous souteniez madame Le Pen, non sans avoir auparavant pris le temps d’expliquer, ce malgré les interruptions de monsieur Delahousse, les raisons solides et logiques qui vous ont amené à prendre cette décision.

Merci à vous. Merci, en effet, d’avoir pris le temps d’expliquer qu’il faut désormais arrêter d’opposer le patriotisme et la République.

Merci, aussi, d’avoir pris le temps d’affirmer que madame Le Pen ne représente pas l’extrême droite. Merci, encore, d’avoir pris le temps de déclarer qu’au nom d’une certaine idée du gaullisme, vous vous deviez de discuter avec madame Le Pen et de l’aider dans ce second tour à accéder au pouvoir, tout en obtenant une place pour vos idées dans son futur gouvernement. Merci de considérer que l’intérêt supérieur de la nation n’est plus de se complaire dans une vision passéiste du Front National que représenterait madame Le Pen, mais bien de considérer que le futur imposé par monsieur Macron est un véritable acharnement antidémocratique qui cherche à éradiquer l’essence même de notre pays au profit d’intérêts interchangeables mais surtout aléatoires, mondialistes et hors-sol.

N’oublions pas que le général de Gaulle s’est battu pour chasser l’Allemagne nazie de notre pays, certes, mais qu’il a aussi dû parfois se battre contre ses propres alliés, notamment contre les intérêts du président américain Franklin Delano Roosevelt, plus intéressé à transporter des boissons gazeuses et des chewing-gums à vendre en Europe au sortir du débarquement que des troupes françaises ou des armes pour la Résistance !

Merci, donc, d’avoir choisi le parti de la France, d’avoir choisi le parti de la civilisation contre celui de l’abrutissement, d’avoir choisi le parti de la culture contre celui de la consommation de masse irraisonnée, merci d’avoir choisi le parti de l’amour patriotique contre celui du désamour national, d’avoir choisi le parti de la démocratie ouverte contre celui de l’oligarchie fermée, de représenter les souffrances du peuple contre ceux qui les organisent, merci, enfin, d’avoir choisi de ne pas faire de concessions à la bien-pensance et de ne pas grossir les rangs de l’affront républicain.

M. Dupont-Aignan, aujourd’hui, votre geste est digne de la France, digne du général de Gaulle, digne de votre parti : Debout la France !

samedi 29 avril 2017

Jacques Attali et Laurence Parisot : deux soutiens gênants pour Macron

Macron Parisot


Par Jean-Michel Léost * le 28/04/2017

S’il ne veut pas passer pour le candidat des « élites » et de la finance, Emmanuel Macron devrait se méfier de certains de ses soutiens. Jacques Attali et Laurence Parisot, par exemple, ne lui rendent pas service en tenant des propos pour le moins inopportuns.

En 2007, Jacques Attali a connu Emmanuel Macron, qui participait à ses côtés à la rédaction du rapport sur la « libération de la croissance », commandé par Nicolas Sarkozy. Il a conseillé les présidents de la République successifs depuis François Mitterrand, a présenté le jeune banquier à François Hollande. Eh bien ! Il n’a rien trouvé de mieux que de qualifier d’« anecdote » le sort des salariés de l’usine Whirlpool d’Amiens !

Ce mentor de Macron, qui fait partie de ses intimes, estime sans doute que son projet économique, délibérément mondialiste, ne doit pas s’embarrasser des dégâts collatéraux qu’il peut produire : « C’est la compétence des ouvriers eux-mêmes de se prendre en main, des détenteurs du capital, du ministre des Affaires sociales », commente-t-il, exonérant son candidat de toute responsabilité. Pardi ! Qu’ils se forment, au lieu de boire des bières sur leurs piquets de grève !

Le camp Macron a essayé de rattraper cette bévue (qui n’en était pas une) comme il l’a pu. Richard Ferrand, secrétaire général d’En marche! et député socialiste, a écrit sur Twitter : « Ce que dit Attali sur #Whirlpool est une méprisable anecdote : qu’il se taise ! Avec @EmmanuelMacron nous luttons pour l’emploi @enmarchefr. » Et Benjamin Griveaux, porte-parole, de surenchérir : « Il faut qu’il se taise […]. Il appartient au monde d’avant, il serait heureux qu’il y reste. »

Puissent-ils être entendus ! Mais cela ne changerait pas grand-chose, maintenant qu’il a fait passer ses idées dans le programme d’Emmanuel Macron.

Un autre soutien, tout aussi gênant : celui de Laurence Parisot. L’ancienne présidente du MEDEF se verrait bien à Matignon. Elle pense correspondre au profil : « J’ai une expérience, je suis crédible. Donc je peux être prête », a-t-elle déclaré à l’hebdomadaire Marianne. D’ailleurs, précise-t-elle, « on se connaît bien ». En 2006, elle aurait souhaité recruter Macron, en tant que directeur général du MEDEF. Mais, après avoir hésité, il aurait décliné l’offre. 

De quoi agacer encore le secrétaire général d’En Marche ! Il a dénoncé, sur Twitter, un propos « inconvenant et vaniteux ». Pourtant, selon Marianne, un proche du candidat aurait confié que « dans les conversations, son nom revient très souvent » – à défaut de Jean-Yves Le Drian, jugé trop vieux pour incarner le renouveau.

Bon point pour elle, aux yeux des macronistes : elle a pris, depuis longtemps, position contre le Front National. Le hic, c’est que l’ex-patronne du MEDEF Premier ministre, cela fait un peu tache pour qui prétend rassembler tous les Français. On ne va pas reconnaître qu’on se prépare à mettre en œuvre la politique du patronat, tout de même !

Sans compter que Laurence Parisot n’aurait pas toujours incarné le patronat exemplaire, en dépit de ses déclarations sur la limitation des rémunérations des grands patrons ou le dialogue social. Elle aurait bien voulu faire modifier les statuts du MEDEF pour pouvoir effectuer un troisième mandat. Comme l’écrivaient alors un groupe d’opposants dans La Tribune, « la démocratie façon Laurence Parisot rejoint les pires excès des cumulards et des élus à vie de la Ve République ».

« Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es », dit l’adage. Emmanuel Macron devrait surveiller ses fréquentations.
 
* L'auteur ou les auteurs du présent article ne sont en rien membres du FN, du RBM ou d'un mouvement de cette famille politique -à la connaissance du BYR- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

Alliance patriote et républicaine

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Paris, le 28 avril 2017

La campagne du 1er tour de l’élection présidentielle a confirmé les périls, les difficultés et les défis que doit affronter notre pays. La France et les Français sont à la croisée des chemins, menacés de disparition en tant que peuple uni et nation libre.

Après avoir ruiné notre économie, affaibli nos institutions et mis en danger jusqu’à la sécurité physique de nos compatriotes, la coalition des responsables de l’abaissement de notre pays a tenté et tente toujours de confisquer notre démocratie. Ils veulent garder le contrôle sur l’avenir de la France et des Français à travers la candidature d’Emmanuel Macron.

En effet, derrière l’illusion du renouvellement des visages, Emmanuel Macron incarne en tous points la poursuite des politiques qui ont affaibli notre pays, notamment sous le quinquennat de François Hollande dont il est l’héritier direct. Au-delà de son statut de favori de la pensée unique, Emmanuel
Macron imposera sans complexe aux Français les règles les plus inhumaines de la mondialisation sauvage, renvoyant notre devise nationale au rang de slogan publicitaire.

Nous avons donc un devoir historique de mettre en échec ce « système » néfaste et de convaincre les Français de choisir une autre voie, celle d’un projet politique patriote et républicain, fidèle aux promesses de notre nation enracinée dans un territoire et ancrée dans le coeur d’un peuple fier de ses valeurs. Or, pour vaincre le projet de soumission d’Emmanuel Macron, il faut convaincre les Français d’avoir confiance dans une alternative crédible.
Au terme du premier tour, les Français ont placé Marine le Pen en position d’incarner la France et de présider notre pays si une majorité des électeurs lui accorde sa confiance au second tour.

Le projet incarné par Nicolas Dupont-Aignan a, quant à lui, déjoué tous les pronostics et recueilli le soutien de près de 2 millions d’électeurs.

Ces deux projets étaient différents, portés par deux personnalités différentes, soutenus par des mouvements politiques différents, mais avaient en commun de défendre avant toute chose l’intérêt supérieur de la France et des Français.

C’est l’alliance de ces deux projets sur la base du seul intérêt supérieur de la nation qui peut au jourd’ui créer la dynamique nécessaire à la victoire. Chacun doit donc prendre ses responsabilités et être à la hauteur des attentes des Français.

Pour réussir, une telle alliance doit se conclure sur des engagements clairs de part et d’autre capables de clarifier et d’enrichir le projet présidentiel de Marine le Pen. Ces engagements répondent à des aspirations et des interrogations légitimes d’une majorité de Français qui ne souhaitent pas confier notre pays à Emmanuel Macron. Six engagements précis concrétisent ainsi l’alliance entre Marine le Pen et Nicolas Dupont-Aignan.

- Un patriotisme économique incitatif qui encourage les entrepreneurs à investir en France, protège notre économie et nos emplois de la concurrence déloyale, libère les énergies des lourdeurs bureaucratiques inutiles, défend nos PME, TPE, artisans et commerçants plutôt que de favoriser toujours les multinationales. Ce patriotisme économique doit être fondé des bases équitables qui protègent nos propres importations et n’affaiblissent pas le pouvoir d’achat des familles. Aussi il est très clair que la contribution sociale à l’importation proposée par Marine le Pen ne concerne que les produits qui concurrencent déloyalement la production française (dumping social, fiscal et environnemental), dans la mesure où il est prévu que cette taxe sera de 3% en moyenne, nulle pour les produits respectant parfaitement la loyauté du commerce, plus élevée à mesure que cette concurrence apparaît déloyale. Il est aussi important de favoriser activement le "produire en France", notamment par un système de bonus fiscal sur les investissements réalisés en France et de malus sur les délocalisations proposé par Nicolas Dupont-Aignan.

- Un patriotisme humaniste qui défend l’intérêt des Français sans faire peser sur l’école et les enfants les querelles politiques. Ainsi, le délai de carence concernant la gratuité de l’accès aux services publics pour les étrangers arrivant légalement sur le territoire national ne concernera pas l’école. En revanche, la scolarisation des enfants ne doit plus être un obstacle aux renvois des familles entrées clandestinement dans notre pays et qui ne sont pas éligibles au droit d’asile.

- Un patriotisme pragmatique, qui privilégie les décisions de bon sens. Ainsi, la transition de la monnaie unique à la monnaie commune européenne n’est pas un préalable à toute politique économique, le calendrier sera adapté aux priorités et défis immédiats que le gouvernement de la France devra relever. Tout sera fait pour organiser sereinement la transition de la monnaie unique vers une monnaie commune et la mise en œuvre concertée du droit pour chaque pays de gérer sa monnaie et sa banque centrale.

- Un patriotisme juste, qui lutte contre les abus pour mieux donner une place à chacun, notamment aux personnes en situation de handicap et à leur famille. Aussi, le projet prévoira une part fiscale complète pour chaque enfant en situation de handicap et précisera que la revalorisation de l’AAH sera à hauteur de 200 euros pour garantir que leur revenu se hisse au dessus du seuil de pauvreté.

- Un patriotisme éthique, qui renouvelle profondément les pratiques politiques. Dès les premières semaines du quinquennat, une grande loi d’éthique mettra notamment en place la lutte contre les conflits d’intérêts, notamment s’agissant des rapports entre la haute fonction publique et la grande finance, et l’exigence d’un casier judiciaire vierge pour tout candidat à une élection.

- Un patriotisme démocratique, qui non seulement respecte mais promeut le pluralisme politique, reconnaît le vote blanc, garantit l’indépendance et l’impartialité de la justice et défend la liberté de travail des journalistes, qui devra passer par un renforcement législatif et constitutionnel de ces principes fondateurs par référendum.
Seule une alliance politique solide et pluraliste de deux mouvements indépendants pourra garantir ces engagements et apporter aux Français les gages de confiance qu’ils attendent pour se rassembler derrière la candidature de Marine le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Chacun a son histoire, son expérience, sa vision, ses principes ; les bases de ce contrat d’alliance permettront d’en faire une richesse pour tous et de construire une majorité ouverte capable de réussir le quinquennat.

Ce contrat d’alliance de gouvernement sera la clé pour dépasser les clivages et les doutes qui donnent au "système" et à Emmanuel Macron les armes de sa survie au détriment de l’intérêt national.

Sur la base de ces engagements, nous pouvons sauver notre pays en renversant les pièges tendus par le système pour le plus grand malheur des Français. Le seul et unique objectif de cette alliance est de donner aux Français la force d’être à la hauteur de notre histoire, d’espérer un bel avenir pour nos enfants et de sauver, tout simplement, notre pays.

Marine Le Pen   Nicolas Dupont-Aignan

Le cynisme monstrueux des « safaris ruralité » de M. Macron

Flamme large

Communiqué de presse du Front National du 29/04/2017

Comme François Hollande lors du second tour de l’élection présidentielle de 2012, Emmanuel Macron met en scène les souffrances de la ruralité et la détresse des agriculteurs.

Comme celui dont il est l’héritier, il promet à tout va sans même se soucier de la cohérence de ses propositions.
L’amélioration de la couverture 3g et 4g ? Pourquoi ne s’en est-il pas préoccupé quand il était à Bercy ? Il avait alors probablement d’autres sujets de conversation avec son ami M.Drahi, patron de SFR.

La renégociation des aides filière par filière en 2020 ? C’est contraire au découplage imposé par la Commission européenne et il le sait bien. Et d’ici 2020, la moitié de ce qui reste d’exploitations agricoles aura largement eu le temps de faire faillite si nous continuons avec la politique Hollande/Macron.

Le plan à 5 milliards d’euros ? La continuation des plans d’urgence Valls-Le Foll qui ont lamentablement échoué. Avec des milliards en plus, et donc en infraction avec le plafond des aides de minimis imposé par Bruxelles. Ce plafond limite à 15000 euros par ferme sur 3 ans les aides, hors aides UE, qu’un Etat membre peut verser à ses agriculteurs.

Pourquoi n’évoque-t-il pas plutôt le CETA, cet accord avec le Canada qui signe la mort de notre filière viande bovine, et dont il est un fervent partisan ?

Les safaris ruralité de M. Macron, c’est l’assassin qui revient sur les lieux du crime. C’est le cynisme d’un homme qui vient contempler ce qui a survécu au gouvernement dont il était un membre éminent et qui ne peut survivre au programme qu’il veut imposer à notre pays.

Front National

vendredi 28 avril 2017

Marine Le Pen sur BFM-TV le 28/04/2017


FNSEA : "faire le choix de l'Europe" ou choisir la France ?

Marine et David Rachline Fréjus 180916

Communiqué de presse de David Rachline, Sénateur-Maire de Fréjus, directeur de campagne de Marine Le Pen du 28/04/2017

Après avoir réuni son bureau politique, la FNSEA, par la voix de sa présidente Christiane Lambert, appelle ses adhérents à « faire le choix de l’Europe » dans un entretien au quotidien Ouest France.

Si, comme le rappelle la présidente de la FNSEA, le syndicat se veut apolitique, cette déclaration est en réalité un appel très clair à voter pour Emmanuel Macron. Ce que confirme d’ailleurs sans hésiter le journaliste de Ouest France qui le présente ainsi : « une façon d’appeler, sans les nommer, à voter pour Emmanuel Macron et à rejeter la candidature de Marine Le Pen. » Et de conclure l’article en expliquant que cette position rejoint celle du Commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan.

Avec Emmanuel Macron, « faire le choix de l’Europe », c’est faire le choix du CETA contre lequel les éleveurs de la filière bovin viande se sont battus durant 3 ans en dénonçant un accord qui va les faire disparaître.
Avec Emmanuel Macron, « faire le choix de l’Europe », c’est apporter son soutien au commissaire européen Phil Hogan qui, en niant durant deux ans la réalité de la crise agricole a condamné des milliers d’exploitations à la faillite.

Avec Emmanuel Macron, « faire le choix de l’Europe », c’est apporter son soutien à la directive détachement des travailleurs dont l’Allemagne et l’Espagne usent et abusent au détriment de nos producteurs.

Avec Emmanuel Macron, « faire le choix de l’Europe », c’est accepter les politiques de libre-échange qui promettent toujours plus de débouchés à l’export pour nos agriculteurs, mais en réalité ne cessent de dégrader notre balance commerciale depuis trente ans.

Avec Emmanuel Macron, « faire le choix de l’Europe », c’est faire le choix d’une PAC qui expose toujours plus et protège toujours moins, dont les mécanismes de crise sont défaillants et dont les contraintes et les lourdeurs administratives sont toujours plus démentes, le tout avec l’argent des contribuables français.

Avec Emmanuel Macron, « faire le choix de l’Europe », c’est s’en remettre à la fiction éculée d’une « Europe qui protège » en feignant de croire que les technocrates qui détruisent notre agriculture sont les plus aptes à la sauver.

Avec Emmanuel Macron, « faire le choix de l’Europe », c’est renforcer encore l’emprise des multinationales et des financiers sur notre agriculture et accélérer l’avènement d’une agriculture qui, à moyen terme, se passera d’agriculteurs.

Nous sommes fiers de combattre ce projet, comme nous sommes fiers de la confiance que nous ont accordée près de la moitié des agriculteurs français lors du premier tour de l’élection présidentielle.

Nous invitons tous ceux qui souhaitent dépasser les caricatures qui sont faites de notre programme agricole à visionner l’intervention de notre candidate lors des assises de la FNSEA à Brest et à juger ainsi par eux-mêmes des valeurs humanistes, chères à Mme Christiane Lambert, que porte notre projet.

Front National

Présidentielle 2017 : Nicolas Dupont-Aignan soutient Marine Le Pen

Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan se rallie à Marine Le Pen. Le président de Debout la France, fort de son score de 4,7% au premier tour de la présidentielle, a décidé de soutenir la candidate du Front National, vendredi 28 avril, après l'avoir rencontrée dans la journée. "Nous avons signé un accord de gouvernement avec une évolution de son programme, des éclaircissements et des ajouts. (...) Ce soir, j'annonce officiellement que je soutiendrai Marine Le Pen et ferai campagne avec elle sur un projet de gouvernement élargi", a-t-il déclaré sur France 2.

Le leader de Debout la France est le seul des neuf candidats éliminés au premier tour à soutenir ouvertement la candidate du Front National.
Après Christine Boutin, ancienne présidente du Parti chrétien démocrate, et Marie-France Garaud, ancienne conseillère du président Georges Pompidou, il s'ajoute à la liste des ralliements à Marine Le Pen.

Souverainiste et héritier du gaullismeNicolas Dupont-Aignan avait conspué pendant la campagne les "excès" de celle qui était alors présidente du Front National. Qu'a-t-il a gagné avec un tel rapprochement ? Interrogé sur Public SénatWallerand de Saint-Just, trésorier du Front National, envisageait l'hypothèse d'un tandem Marine Le Pen-Nicolas Dupont-Aignan à la tête de l'exécutif. La candidate a en tout cas fait savoir, sur BFMTV, qu'elle comptait annoncer le nom de son premier ministre durant l'entre-deux-tours.

Par Ludovic Galtier le 28/04/2017

RTL

Des présidents d'universités appellent leurs étudiants à voter contre le Front National

Université Paris Descartes

Une partie du corps universitaire s'érige contre le Front National. Les présidents d'universités de Paris-Descartes, de Poitiers et de Bourgogne, ont clairement pris position pour le second tour de l'élection présidentielle. Ils appellent en effet leurs étudiants à ne pas voter pour le Front national, dimanche 7 mai. 

Yves Jean, président de l'université de Poitiers, explique, dans un message publié sur Facebook:

"Pour le président d'une université dont la richesse est la présence, depuis des décennies, de plus de 4.000 étudiants internationaux qui ont fait le choix de poursuivre leurs études à Poitiers, originaires de 122 pays, université dont la politique de solidarité internationale s'est encore récemment manifestée par l'accueil d'étudiants réfugiés syriens après le soutien aux étudiants et collègues de Haïti, et dont la finalité est d'éduquer à la citoyenneté, (...) il faut faire barrage à la candidature de Marine Le Pen, dont le projet est totalement à l'opposé de cette ouverture à la diffusion des connaissances au plus grand nombre, à la citoyenneté, à l'Europe et au monde".

Le leader du Front National dans la Vienne va porter plainte

En outre, dans un mail envoyé ce vendredi matin aux 26.000 étudiants et 3.000 personnels de l'établissement, et que s'est procuré France Bleu, il précise: "Le 25 avril, le bureau de la Conférence des présidents d'université sa appelé à voter contre 'l'extrémisme que porte la candidature' de Madame Le Pen, appel que je soutiens". 
Alain Verdin, leader du Front national dans la Vienne, s'est indigné auprès de BFMTV.com:

"C'est déplorable de voir un tel comportement de la part d'un haut fonctionnaire, président d'université. Il est antidémocratique d'influer sur le vote et d'utiliser les adresses mail des étudiants. C'est la première fois que je vois ça, et je ne peux pas le laisser passer. J'en ai informé les instances du parti, et dans les heures qui viennent, je compte porter plainte contre Monsieur Yves Jean pour propagande électorale. Je demande également sa démission".

"Je transgresse une règle que je me suis fixée"

Frédéric Dardel, président de l'université de Paris-Descartes, a lui aussi tenu à s'adresser à ses étudiants et enseignants, jeudi 27 avril, dans un mail relaté par Le Monde:

"Le populisme ne propose que des messages à l'emporte-pièce, faciles à entendre et simplistes à ceux qui renoncent à tout esprit critique. Et l'esprit critique est la base même de la démarche scientifique et de l'âme universitaire. Le droit de vote est un don précieux, c'est le fondement même de la démocratie. Vous pouvez ne pas souscrire à tout ou partie du programme des candidats, mais le choix du 7 mai sera un choix crucial de société, bien au-delà de leur programmes politiques. Votez". 

Contacté par BFMTV.com, il explique sa démarche:

"Quand j'ai écrit ce texte, je savais que je prenais un risque. Le message que j’ai envoyé emploie uniquement des arguments liés à l’impact du Front national sur ma fonction de président d’université, et mes étudiants. Je ne suis pas juste un fonctionnaire. Est-ce que je manque à mon devoir de réserve? Certes, je transgresse une règle que je me suis fixée, mais je suis un élu, avec un programme de président d’université. En tant que chef d’établissement, je pense que c’est mon devoir de leur dire 'je m’inquiète'. Je pense qu’une partie des étudiants ne vote pas, et je leur dis: 'il va y avoir un vrai choix de société, les deux candidats sont extraordinairement différents'. En ne votant pas, on ne choisit pas. Ils courent un risque, et sont libres de voter pour qui ils veulent".

La sortie de l'Union européenne comme argument

Le 25 avril, la Conférence des présidents d'université, qui rassemble "les responsables, hommes et femmes de 129 établissements d'enseignement supérieur et de recherche de notre pays" a également publié un communiqué, appelant à voter "contre l'extrémisme que porte la candidature de Marine Le Pen". Les arguments prônés sont, entre autres: "La sortie de l’Union européenne, la fermeture des frontières, la police des idées, la limitation du nombre d’étudiants, enseignants et chercheurs étrangers autorisés à venir en France sont inacceptables pour nous. Le risque est lourd pour la formation de la jeunesse et la production du savoir de notre pays."

Il en va de même pour Alain Bonnin, président de l'université de Bourgogne, qui explique que la France doit "renforcer la construction européenne. Car dans l'histoire des peuples, l'Europe est un espace unique de développement et de préservation de la paix".

Par Alexandra Milhat le 28/04/2017


Note BYR : Décidément "l'élite" prends véritablement les électeurs pour des abrutis ! Bientôt on verra des présidents d'universités accompagner les étudiants dans l'isoloir !!!