mercredi 25 avril 2018

Emmanuel Macron aux Etats-Unis : belle mise en scène, mais mauvais scénario


Communiqué de presse du Front National du 25/04/2018

Scènes d’embrassades, de complicité surjouée, de connivence : Emmanuel Macron, en visite aux États-Unis d’Amérique n’en finit pas d’afficher sa proximité avec Donald Trump.

Il est bien loin le temps où le président français comptait donner des leçons de démocratie et de politique étrangère à Washington, allant jusqu’à faire un concours de poignée de main avec son hôte le 25 mai 2017 à Bruxelles, déclarant :

« Il faut montrer qu’on ne fera pas de petites concessions, même symboliques ».

Des concessions, il en a pourtant faitEt non des moindres. En se mettant à la remorque des Etats-Unis pour mener une opération de frappes aériennes contre la Syrie, en réaction à l’utilisation présumée d’armes chimiques par le régime de DamasEmmanuel Macron a tourné le dos à la traditionnelle indépendance de la France en matière de politique étrangère. En attaquant un état souverain en dépit du droit international, il calque son action plus sur un Nicolas Sarkozy dont la politique a mis la Libye à feu et à sang pour y laisser le chaos et la gangrène islamiste que sur un Jacques Chirac qui, en son temps, avait eu la sagesse de ne pas suivre Georges W. Bush en Irak.

En suiveur zéléEmmanuel Macron a en outre fait une déclaration commune avec son homologue américain pour remettre sur la table les accords sur le nucléaire avec l’Iran, alors qu’il avait déclaré dimanche qu’il n’y avait pas d’alternative à cet accord. Il en est de la politique internationale comme de la politique intérieure : E. Macron  parle ferme et agit mou.

Il est dommageable que le Président français suive Donald Trump à la trace en politique étrangère, mais ne tire aucun enseignement de sa gestion intérieure des Etats-UnisPourquoi ne copie-t-il pas le patriotisme économique américain qui a permis d’atteindre le taux de chômage le plus bas depuis 45 ans? Pourquoi ne s’inspire-t-il pas de la politique fiscale du nouveau Président américain qui a baissé les impôts de 1.500 milliards de dollars pour relancer l’activité, quand en France les taxes ont déjà augmenté de 4.5 milliards en un an ? Pourquoi enfin ne décide-t-il pas lui aussi de mettre fin à l’immigration clandestine ?

Le Front National rappelle son attachement à l’indépendance de la France en matière de politique internationale et souhaite que notre pays puisse dialoguer avec toutes les puissances, y compris bien sûr les Etats-Unis, mais aussi la Russie, et ce pour toujours privilégier la recherche de la paix et garantir la protection des Français.