vendredi 27 avril 2018

La Cour des comptes fait souffler un vent de vérité sur le scandale de l’éolien


Communiqué de presse de Julien Odoul, Membre du Bureau National du 26/04/2018

Le 18 avril dernier, la Cour des comptes a publié un rapport sur le soutien aux énergies renouvelables, communiqué à la commission des finances du SénatCinq ans après un premier rapport dédié aux « politiques publiques de soutien aux énergies renouvelables », le constat est identique : la politique menée génère « des charges importantes, durables et mal évaluées ». En d’autres termes moins alambiquéselle est profondément inefficace et extrêmement coûteuse.

La charge des magistrats de la rue Cambon est notamment sévère à l’encontre des énergies vertes censées compenser la baisse de la part de l’énergie nucléaire, car les capacités de production d’électricité issue de l’éolien ou du solaire sont jugées particulièrement insuffisantes.

Pour l’éolien terrestre notamment, la Cour des comptes rappelle que les emplacements favorables sont très limités du fait même de la météorologie, de leur impact sur l’environnement et du respect des zones d’exclusion aérienne qui couvrent 40% du territoire.

Le rapport met en lumière l’escroquerie écologique et économique de l’idéologie du vent. En effet, des contrats éoliens vont coûter 40,7 milliards d’euros sur 20 ans pour 2% de la production française d’électricité.

Au fil des 117 pages de son rapport, c’est l’essentiel des arguments développés par les associations anti-éoliennes que reprend la Cour des comptes : absence de bénéfice pour l’industrie françaisegabegie et opacité des aides publiques, production électrique dérisoire… Nous pouvons y ajouter des risques encore mal évalués sur la santé des riverains, le bétonnage des territoiresl’effondrement du tourisme et de l’hôtellerie dans les zones d’implantation.

Il est grand temps que le gouvernement ouvre les yeux sur ce scandale et mette un terme au développement de l’éolien qui constitue une menace sérieuse pour notre environnement, l’attractivité de nos territoires et nos finances publiques.