jeudi 10 mai 2018

Agression de Robert Ménard : son épouse dénonce une “faute” de l'Etat


Samedi 5 mai, le maire de BéziersRobert Ménard, a été violemment pris à partie par des manifestants réunis à l'appel d'élus PS et LREM à Saint-André-de-Cubzac (Gironde) où il s’était rendu pour une réunion avec les élus locaux sur l’union des droitesSuite à cet événement, il s'est vu prescrire quatre jours d’ITT (Interruption temporaire de Travail) complets et dix jours d’ITT partielsRobert Ménard, qui a déploré dans les colonnes de Valeurs actuelles le comportement « des élus socialistes, des insoumis » lors de son agression, a porté plainte contre X. De son côté, son épouse, la députée Emmanuelle Ménard, a écrit au ministre de l’IntérieurGérard Collomb, déplorant que les gendarmes n’aient pas empêché l’agression de son mariMais n’ayant pas reçu de réponse, elle a décidé de rendre sa lettre publique ce mercredi 9 mai.

Une « faute d'appréciation de la situation » de la part de l'État

« Les forces de gendarmerie présentes à quelques dizaines de mètres des lieux de l'agression ne se sont pas interposées afin de protéger un élu de la République », fustige-t-elle dans sa lettre, ajoutant que les autorités étaient prévenues de l'arrivée d'opposants, alors que la venue de Robert Ménard avait été dénoncée par des élus locaux de gauche et de LREM.

« J'ai trop de respect pour les forces de l'ordre (...) pour penser que cette inaction était délibérée... Mais alors, quelle en était la raison ? J'aimerais que vous me l'indiquiez », poursuit-elle, estimant que son époux a également été victime d'une « faute d'appréciation de la situation » de la part de l'État sur les risques de débordements, et déplore l'absence de condamnation des faits par un responsable gouvernemental, qui « encourage l'impunité ». « Imaginez un seul instant qu'un maire d'une autre sensibilité ait été agressé de cette façon : c'est toute la classe politique, unanime, qui se serait indignée », conclut Emmanuelle Ménard.

Le 09/05/2018