jeudi 3 mai 2018

La « conditionnalité » : une nouvelle arme de l’UE contre la résistance des nations


Communiqué de presse de la délégation  FN au Parlement européen du 03/05/2018

Le président de la Commission européenneJean-Claude Juncker, a présenté au Parlement de Bruxelles, le 2 mai, les grandes lignes du futur « cadre financier pluriannuel » qui régira les budgets de l’UE après 2020.

Le départ du Royaume-Uni, qui était l’un des principaux contributeurs au budget de l’UEaurait dû l’amener à revoir ses prétentions à la baisse. En eurocrate zéléJuncker a fait exactement le contraire : il propose d’augmenter le budget de l’UE en le faisant passer de 1% à 1,11% du Produit Intérieur Brut de l’ensemble des États membres. La solution qu’il préconise pour financer cette augmentation est de recourir à de « nouvelles ressources propres », autrement dit à la création de taxes et impôts européens.

Mais il y a pire : Juncker profite en effet de cette discussion financière pour proposer d’instituer la « conditionnalité ». Sous ce mot anodinil s’agit de doter l’UE d’une nouvelle arme destinée à vaincre la résistance des États qui, comme la Hongrie ou la Pologne, refusent de céder à ses diktats. Le mécanisme imaginé est simple : les subventions européennes aux États membres de l’UE seraient désormais subordonnées au respect par ceux-ci des règles européennesnotamment de celles imposant la submersion migratoire. En clair, tout État qui voudra protéger ses frontières en refoulant les migrants illégaux se verra privé de ses subventions !

Le centriste belge Guy Verhofstadtgrand spécialiste de l’eurocratie et futur allié du président Macron, s’est aussitôt félicité de ce nouveau mécanisme qu’il analyse comme un vecteur supplémentaire du respect de l’État de droit. La délégation FN y voit quant à elle un odieux outil de chantage contre les nationsrévélateur de la dérive autoritaire de l’UE, et s’y opposera de toutes ses forces.