vendredi 22 juin 2018

C’est « la justice européenne » (sic)


Marine Le Pen ponctionnée de 300 000 €

Actuellement le mouvement national dans son ensemble est secoué comme il ne l’a jamais été par une offensive judiciaire d’envergure portant sur ses ressources financières, et destinée à asphyxier la déferlante nationaleidentitaire« populiste », qui s’impose progressivement en Europe.

Rien ne peut être reproché à cet immense courant, sur le plan du respect de l’adversaire, de l’absence de propos ou de gestes excessifs, de complots ou de violences. Il ne reste que le porte-monnaie, qui est très justement perçu comme le point faible de ce courant sans doute actuellement majoritaire en France, dans l’opinion. Marine Le Pen vient d’en faire les frais.
Après des mois d’enquête, ou plutôt des années d’enquête, le Tribunal de l’Union européenne vient de la condamner à rembourser près de 298 500 euros à cause (lisez bien le libellé) de « l’emploi douteux d’une assistante parlementaire quand elle était eurodéputée ».

« Emploi douteux » ! En droit, le doute profite à l’accusé.

Et condamner à une telle somme, qui correspond aux salaires et charges de cette collaboratrice, Catherine Griset, sur la période allant de février 2010 à début 2016, est déjà en soi un déni de justice. Mais qui plus est, Marine Le Pen a justifié son travail d’assistante parlementaire, en versant au tribunal 655 pièces qui prouvent qu’il ne s’agissait nullement d’un emploi fictif, ni d’un emploi réel mais sans rapport avec l’assistance de Marine Le Pen.

Le tribunal a tout simplement refusé en bloc les 655 pièces, au motif – hallucinant de mauvaise foi – que ces mêmes pièces auraient dû être fournies au Parlement européen, et pas au Tribunal.

Cet argument procédural ne vaut rien pour la bonne raison que jamais le Parlement européen n’a demandé la fourniture de ces pièces.

Ubu roi !

Nous sommes bien devant une condamnation dont le seul but est de faire taire ou au moins de brider l’expression de l’opposition nationale.

Et Marine Le Pen fait preuve d’une grande modération, quand elle évoque « Ubu roi » à l’occasion de cette condamnation.

Bien évidemment un pourvoi va être tentéMais le mal est fait, au moins dans la plupart des médias : « Devant le tribunal, Marine Le Pen n’a pas pu fournir de preuve d’une activité quelconque au titre de l’assistance parlementaire » écrit Le ParisienMensonge ! La « cheffe de l’extrême droite » comme la baptise péjorativement ce quotidien a fourni les preuves ; mais le tribunal les a écartées d’office, sans même les étudier.

Cette affaire survient donc dans un contexte très particulier d’offensives par l’argent et par les procèsPrésent en est d’une certaine façon la victime.

Mais TV Libertés n’est pas mieux loti. Et que dire des poursuites pour reconstitution de ligue dissoute lancées contre plusieurs militants nationalistes comme Benedetti ou Gabriac.

Aquarius, les dernières agressions islamistes, tout concourt à alimenter un « populisme » qui affole la nomenklatura, et la pousse à abandonner le débat démocratique dont elle se veut habituellement le promoteur, au profit d’une judiciarisation de la vie politique et intellectuelle, avec pratique de la censure par l’argent.

Par Francis Bergeron le 20/06/2018