mardi 12 juin 2018

Question écrite de Bruno Bilde à Gérard Collomb sur les déclarations du conseil exécutif de Corse du 12/06/2018


M. Bruno Bilde interroge M. le ministre de l’Intérieur sur les déclarations improbables et inacceptables du conseil exécutif de Corse qui a proposé d’ouvrir un port corse au navire Aquarius et ses 629 immigrés clandestins.

En effet, après les refus du gouvernement italien et des autorités maltaises, l’association SOS Méditerranéepropriétaire du navirea crié à l’impératif humanitaire pour inciter les Etats européens à recueillir ces migrants sans condition. Au terme de 72 heures de tergiversations, ils devraient finalement être débarqués en Espagne.

Alors que notre pays est confronté à une pression migratoire de plus en plus forte qui pèse sur nos finances publiques et menace la stabilité de notre société, la question de l’accueil des immigrés clandestins demeure sans réponse. La loi asile et immigration récemment votée n’apportera en l’espèce aucune solution responsable pour endiguer les flux de migrants et protéger notre peuple de la submersion.

Mais cette réponse ne doit et ne peut venir que de l’EtatIl n’appartient pas à des collectivités territoriales françaises de s’arroger des prérogatives régaliennes et de définir une politique migratoire indépendante.

Il est inconcevable que le président du conseil exécutif de Corse, Monsieur Gilles Simeoni, propose d’ouvrir les côtes de l’île de beauté à l’immigration massive.

M. Bruno Bilde rappelle que les ports corses sont d’abord des ports français, que la Corse n’est pas un Etat européen souverain, mais une partie intégrante de la République française. Il dénonce les tentations séparatistes de l’exécutif corse qui semble prêt à toutes les folies pour plaire aux technocrates immigrationnistes de Bruxelles.

M. Bruno Bilde rappelle que l’accueil des bateaux partis des côtes libyennes et tunisiennes crée un appel d’air irresponsable et dangereuxL’accueil systématique fait le jeu des mafias de passeurs qui s’enrichissent de la traite des êtres humains au mépris des drames qui surviennent en Méditerranée.

La seule réponse humaniste adaptée à ce défi sans précédent est de contraindre les bateaux à faire demi-tour et de forcer le retour des migrants vers leurs pays d’origine avec des accords bilatéraux assortis d’une aide au développement aux pays concernés.