vendredi 13 juillet 2018

En Italie, Marion Maréchal fustige Emmanuel Macron et défend Viktor Orbán


En Italie du Nord, ce jeudi, pour participer à une conférence culturelle et populariser son école, l'Issep, inauguré au mois de juin, Marion Maréchal a également profité de son passage sur la péninsule pour accorder une interview au quotidien milanais,Corriere della Sera.

Si l'ancienne députée du Vaucluse préfère observer une certaine réserve quant à son expression politique de ce côté-ci des Alpes, elle n'a pas retenu ses coups à l'encontre du chef de l'État ou d'Angela Merkel avec nos confrères italiens. «Macron a fait une grave erreur en insultant le peuple italien. Mais vous n'êtes pas les uniques victimes de son mépris. Il l'exprime également contre les Français, tonne la jeune retraitée politique, dans une allusion au discours d'Emmanuel Macron, prononcé fin juin, où il avait qualifié de «lèpre» les extrêmes visant notamment la Ligue italienne.«Pour lui la France est une start-up, l'Europe est un marché et les peuples un agglomérat d'individus interchangeables», poursuit-elle.

Nullement épargnée, la chancelière allemande s'est vue reprocher sa politique migratoire de ces dernières années: «Quand Merkel décide d'accueillir un million de migrants, elle les impose aux autres pays», cingle-t-elle. Contre la crise que traverse actuellement l'EuropeMarion Maréchal a d'ailleurs appelé «à une politique commune contre les ONG qui sont complices des trafics d'êtres humains», ciblant notamment, à l'image du Rassemblement National et de certains cadres Les Républicains, les équipages de l'Aquarius, du Lifeline ou du Mearsk ayant secouru des migrants en mer Méditerranée.

Marion Maréchal prend la défense de Viktor Orbán

Interrogée sur le premier ministre hongrois, Viktor Orbán, et sa réputation «de leader autoritaire», Marion Maréchal s'est inscrit en contre, prenant sans ambages sa défense: «Une Europe des Nations qui défend une civilisation aux racines chrétiennes, en lutte contre les excès du libéralisme et la domination de la finance et une politique de soutien à la natalité plutôt que le recours à l'immigration pour la relance démographique, voilà la vision soi-disant «autoritaire» d'Orbán.»

Des positions défendues par l'ancienne parlementaire lors du dernier quinquennat, rappelées avant d'envoyer une dernière pique à Emmanuel Macron. Soulignant les 49% de voix remportées par le parti de Viktor Orbán, avec près de 70% de participation, lors des dernières élections législatives en Hongrie, la directrice de l'Issep rappelle qu' «Emmanuel Macron est le moins bien élu de tous les présidents de la Ve République. Lequel des deux est dans une position la moins démocratique?», fait-elle mine de s'interroger.

Par Charles Sapin le 12/07/2018