jeudi 12 juillet 2018

Marion Maréchal en Italie pour parler «invasion barbare, souveraineté et pouvoir»


Elle l'avait promis lors du lancement de son école, l'Issep, le mois dernier à Lyon: «Je vais revenir à un silence médiatique ces prochains mois.» Une annonce qui ne semble pas engager outre mesure Marion Maréchal, une fois passé les AlpesL'ancienne députée du Vaucluse participera ce jeudi soir à une conférence dans la région Ligurie, à Montemarcello en Italie, qui s'annonce particulièrement prisée par les médias.

Pour cause, outre l'ancienne députée du Vaucluse accompagnée du directeur du comité scientifique de l'Issep, Jacques de Guillebon, devraient également prendre la parole le président Forza Italia de la région, Giovanni Toti, comme Edoardo Rixi, secrétaire d'État aux Transports et homme fort de la Ligue, le parti de Matteo Salvini. Le bruit court que le turbulent ministre de l'Intérieur italien pourrait également passer une tête lors de cet événement, organisé par une association proche de son mouvement, Liguria d'Autore.

Au menu de la table ronde: «Invasion barbare, souveraineté et pouvoir.» Une allusion aux mouvements migratoires qu'a connue la Lombardie au VIe siècle, comme en miroir de l'actuelle crise que traverse l'Europe. «Nous allons parler des moyens au niveau européen pour lutter contre l'immigration. Comment y répondre socialement aussi, renseigne Jacques de Guillebon, également directeur de la rédaction du magazine L'incorrect. C'est l'Italie, nous avons avec eux des liens particuliers. Marion est très populaire là-bas.» Dimanche 1er juillet, lors du rassemblement annuel de la Ligue, à Pontida, des panneaux mêlant drapeaux français et italiens avec le slogan «A Macron, nous préférons Marion», ont été aperçus.

Un engouement qu'aimerait bien également susciter la chef de file du Rassemblement NationalMarine Le Pen, à la veille des élections européennes«Nous pouvons libérer l'Europe de l'Union européenne. Les libérateurs de l'Europe, c'est nous: c'est Salvini, c'est Strache, c'est Marine Le Pen. Nous allons assister à une révolution démocratique, les temps que nous vivons sont des temps historiques»,affirmait-elle au Figaro la semaine dernière présentant la Ligue comme un «parti frère». La candidate malheureuse à la présidentielle devrait également se rendre en Italie après l'été, pour honorer un «certain nombre d'engagements auprès de grandes télévisions» italiennes.

Par Charles Sapin le 11/07/2018